Economie

Cyberattaque : la banque perd cent millions, les frais de dossier restent intacts

5 novembre 2026 à 07h01 · Rédaction Farce Antilles

Une banque française a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque estimée à une centaine de millions d’euros. L’établissement assure que les clients sont protégés, ce qui n’a rassuré personne ayant déjà reçu un relevé.

Agence bancaire tropicale rideau à demi baissé, distributeur encore éclairé sur une rue humide après la pluie

Une banque française a confirmé mercredi avoir été victime d’une cyberattaque d’environ cent millions d’euros. Dans un communiqué de deux pages, l’établissement précise que « l’incident est circonscrit » et que « la situation des clients est intégralement préservée », formule qui, en langage bancaire, signifie que les prélèvements automatiques continuent de fonctionner normalement.

Les autorités ont salué une réaction d’une grande rapidité. Le site a été mis hors ligne pendant six heures, le temps pour les équipes de constater que le problème venait d’ailleurs, sans doute d’un courriel, ou d’un mot de passe, ou d’un courriel contenant un mot de passe. Un audit interne a été commandé dans la foulée, puis facturé, puis facturé une seconde fois au titre du suivi de l’audit.

Les clients ont reçu un message de vigilance les invitant à ne communiquer ni identifiant ni code secret. Le message contenait un lien à cliquer pour vérifier leur identité. Une majorité s’est exécutée avec prudence, certains après avoir appelé le numéro indiqué dans le message, lui-même fourni par le message.

Agences, distributeurs et virements fonctionnent normalement, à l’exception du service des réclamations, décrit par la direction comme « la partie la plus vulnérable du système ». Les conseillers invitent donc les usagers à patienter, en rappelant qu’un incident de cette ampleur ne peut être traité que dans le calme, de préférence par courrier recommandé.

En fin de journée, l’établissement a annoncé le remboursement intégral des frais de dossier liés à la gestion de la crise, prélevés sur les comptes concernés. Le communiqué se termine par un rappel de bon sens : les escrocs ne sont pas toujours ceux que l’on croit. La formule a été diversement appréciée par les clients, dont plusieurs disent désormais vérifier leur solde avec la même prudence qu’un mot de passe.

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