Les sargasses obtiennent le label « produit du terroir », la filière s’organise
Longtemps considérée comme une nuisance, l’algue brune vient d’obtenir une reconnaissance officielle : les sargasses échouées entrent dans la catégorie des produits du terroir, avec à la clé une appellation à construire et une filière à structurer.

Le dossier a été porté par un collectif de plageurs, de transformateurs et de deux thésards en biomasse, qui ont planché trois ans sur la valorisation de l’algue, avec des résultats jugés « prometteurs, notamment sur le mulching, la tisane et le matelas ».
Le syndicat professionnel prévoit une montée en gamme rapide : sargasse fraîche, sargasse demi-sèche, sargasse de garde. Un cahier des charges est en cours d’écriture, avec des critères stricts sur le taux d’humidité, l’odeur perçue à dix mètres et la présence résiduelle de gobelets en plastique.
Les industriels sont partagés. Les fabricants de briques d’isolation y voient un débouché considérable, puisqu’il suffit de ramasser ce qui arrive déjà gratuitement par la mer, tandis que les professionnels du tourisme demandent à être consultés « avant que l’on mette un panneau AOC sur la plage où ils vendent des transats ».
Les autorités sanitaires rappellent que la labellisation ne vaut pas autorisation de consommation, et qu’il ne faut pas confondre tisane de sargasse et dessert. Elles rappellent également que l’algue reste, avant tout, un motif d’avis de vigilance les jours de fortes chaleurs.
La filière vise une première récolte commerciale en février. Le président du syndicat assure que tout est prêt : « nous avons la matière première, nous avons les bras, il ne nous manque que la plage, qu’on nous a promise pour la semaine prochaine ».
Longtemps considérée comme une nuisance, l’algue brune vient d’obtenir une reconnaissance officielle : les sargasses échouées entrent dans la catégorie des produits du terroir, avec à la clé une appellation à construire et une filière à structurer.

Le dossier a été porté par un collectif de plageurs, de transformateurs et de deux thésards en biomasse, qui ont planché trois ans sur la valorisation de l’algue, avec des résultats jugés « prometteurs, notamment sur le mulching, la tisane et le matelas ».
Le syndicat professionnel prévoit une montée en gamme rapide : sargasse fraîche, sargasse demi-sèche, sargasse de garde. Un cahier des charges est en cours d’écriture, avec des critères stricts sur le taux d’humidité, l’odeur perçue à dix mètres et la présence résiduelle de gobelets en plastique.
Les industriels sont partagés. Les fabricants de briques d’isolation y voient un débouché considérable, puisqu’il suffit de ramasser ce qui arrive déjà gratuitement par la mer, tandis que les professionnels du tourisme demandent à être consultés « avant que l’on mette un panneau AOC sur la plage où ils vendent des transats ».
Les autorités sanitaires rappellent que la labellisation ne vaut pas autorisation de consommation, et qu’il ne faut pas confondre tisane de sargasse et dessert. Elles rappellent également que l’algue reste, avant tout, un motif d’avis de vigilance les jours de fortes chaleurs.
La filière vise une première récolte commerciale en février. Le président du syndicat assure que tout est prêt : « nous avons la matière première, nous avons les bras, il ne nous manque que la plage, qu’on nous a promise pour la semaine prochaine ».


